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D1-J5 : LE SPORTING CLUB DE PARIS N’Y ARRIVE PLUS…

C’est peu de dire que le Sporting Club de Paris, le vice-Champion de France de la D1 Futsal traverse une période très difficile en ce début de saison. Même si le groupe est de qualité et qu’il vit bien, les efforts déployés à l’entrainement dans la semaine ne sont pas traduits ou récompensés lors des matchs de compétition.

A sa décharge, l’infirmerie ne se désemplit pas avec les longues blessures de Laion (le gardien de but), Fernandinho et Pasquier et que viennent d’intégrer, à la suite du match de Kingersheim, Teixeira, Schade (qui reprenait la compétition après une fracture d’un doigt de pied), Belhaj, Kébé, Traoré et Titon… soit 9 joueurs out!

A cela s’ajoute, comme si ceci ne suffisait pas, les arbitres du match de samedi contre Kingersheim qui ont anéanti les espoirs parisiens en leur distribuant 10 cartons jaunes (peut être un record?), mais les Alsaciens n’ont pas été en reste puisqu’ils ont eu droit à 3 jaunes… au cours d’une partie disputée sans agressivité, sans violence ni animosité.

Les visiteurs avaient déjà eu maille à partir avec l’arbitre principal, M. Hachim Abdallah, qui les avaient pénalisés de 2 cartons rouges et de 2 penaltys à domicile lors de la dernière journée de Championnat. Cela situe le niveau de l’arbitrage ! Est-ce que la FFF, à l’instar de ce qu’a fait la Fédération Française de Rugby (Rugby sans contact), a créé une section de «Futsal sans contact»? Si c’est le cas, c’est dans cette catégorie que devrait sévir ce duo arbitral et non pas en D1 car chaque légère confrontation directe entre 2 adversaires a été synonyme de faute, associée parfois d’un carton.

Une rencontre hachée par les coups de sifflets intempestifs et les altercations entre ce duo arbitral, sûr de lui et arrogant, et les pauvres acteurs du jeu qui ne demandaient qu’à s’exprimer balle au pied…

Cette rencontre a duré une éternité ! En revanche, des fautes plus flagrantes comme celle du gardien alsacien qui repousse des deux mains le ballon alors qu’il est en dehors de sa surface ou lorsque Traoré est déséquilibré dans la surface de réparation adversaire ne sont pas sifflées ! L’attaquant parisien, blessé sur cette action… recevra même un carton jaune ! Du grand Art !

On pourra toujours expliquer aux joueurs, au staff, aux bénévoles du club qui s’investissent à longueur de temps et aux supporters qu’on ne perd pas un match à cause de l’arbitrage (affirmation facile pour dédouaner les responsables), il n’en demeure pas moins, que cela influe énormément sur le jeu et dans la tête des acteurs, quoi qu’on en dise.

Le Sporting Club de Paris s’est incliné lourdement à domicile devant Kingersheim et s’il faut tenir compte des éléments factuels énoncés plus haut, il n’en demeure pas moins que les Parisiens n’ont pas joué à leur niveau et que les Alsaciens méritent leur victoire. Le manque d’efficacité repéré lors des dernières rencontres n’a pas été corrigé et lorsque le ballon prenait la direction du but, Giovinazzo, le portier visiteur s’interposait brillamment.

Le ballon circule bien mais des approximations dans la dernière passe font capoter les belles actions et plus le temps passe… plus le doute s’installe dans les têtes…

Les hommes du Capitaine Teixeira entament la rencontre avec l’ambition de se mettre à l’abri le plus rapidement possible. Moins d’une minute de jeu et c’est Eder qui teste Giovinazzo qui détourne en corner. Mais Kingersheim n’est pas venu en victime et le fait savoir par Matheus qui oblige Darcio à dégager du pied (1 min). Le portier alsacien s’interpose à trois reprises dans la même action en revoyant les tirs de Rudi, Belhaj et encore Rudi (2 min).

Les Parisiens pensent avoir fait le plus dur avec ce but inscrit par Eder depuis l’aile droite (1-0, 3 min). La réponse de Kingersheim est immédiate : Matheus surprend Darcio par une frappe envoyée du long de la ligne de touche (1-1, 3 min).

Le Sporting Club de Paris repart à l’attaque mais ses tentatives sont toutes infructueuses : soit elles passent de peu à côté du but – Darcio (4 min), Traoré (8 min), Rudi (9 min), Ndukuta (12 min) – soit le gardien s’interpose – Rudi (14 min), Titon (18 min), Traoré (19 min).

De leur côté, les visiteurs se montrent dangereux à la 6ème minute par Morgate qui expédie un coup franc sur le poteau droit de Darcio et à la 10ème minute quand Abarki tente de surprendre le gardien parisien avec une talonnade.

Le score de parité à la mi-temps est autant dû à l’inefficacité parisienne qu’à la belle organisation défensive alsacienne. Sans omettre de signaler que les sifflets arbitraux ont déjà bien fonctionné et que 5 cartons jaunes ont été sortis.

A la reprise, sans aucun doute perturbés par leur impuissance devant Kingersheim, les sorties sur blessure de certains cadres et par le climat délétère imposé par le duo arbitral, les Parisiens n’arrivent plus à imposer leur jeu et restent sous la menace des attaques percutantes alsaciennes.

Ce que personne ne voulait imager arrive pourtant à la 23ème minute quand Moginho donne l’avantage aux visiteurs (1-2) puis à la 25ème minute quand Abarki donne une plus grande avance au score (1-3). Réaction d’orgueil du Sporting Club de Paris dans la minute suivante quad Belhaj est au second poteau pour pousser au fond du but adverse un tir de Rudi (2-3). L’espoir renait d’autant que les Parisiens exercent un pressing de tous les instants et monopolisent le ballon. Les occasions se multiplient : Titon (27 min), Rudi (28, 29 et 31 min), mais les fautes et les cartons aussi… ce qui ne ramène pas la sérénité sur le parquet…

Passé en power-play à la 35ème minute, le Sporting Club de Paris pousse en cette fin de match… mais, hélas, Darcio écope d’un second carton jaune (le premier lui a été donné pour avoir contesté une énième décision litigieuse) et les Parisiens vont devoir jouer en infériorité numérique pendant 2 minutes. Ils résistent bien et Alain Douang fait son entrée dans la cage. Il a l’occasion de montrer tout son talent en effectuant 4 arrêts déterminants en seulement quelques instants.

Comme souvent en situation de power-play, l’équipe adverse a des opportunités de marquer… ce dont ne se prive pas Kingersheim qui intercepte la balle à 28 secondes de la fin et c’est Matheus qui corse l’addition (2-4).

Mais c’est le gardien Giovinazzo qui clôt le score en dégageant du pied dans le but vide à une seconde du terme de cette rencontre (2-5).

Cruelle désillusion pour le Sporting Club de Paris qui comptait sur ce match pour se relancer avant un déplacement périlleux à Toulouse samedi prochain.

Même si certains blessés pourraient peut-être réintégrer le groupe (mais dans quel état ?) c’est un groupe bien diminué qui se rendra dans la ville rose (avec en plus l’absence de Darcio Forgiarini expulsé pour 2 cartons jaunes).

Il reste une semaine pour soigner le physique des joueurs et leur mental avant d’aborder une période cruciale pour la course aux play-off.

Au sortir de cette 5ème journée, le vice-Champion de France (qui compte 1 victoire, 1 nul et 3 défaites) est 10ème… à égalité avec Goal FC premier relégable et prochain adversaire à Carpentier le 04 novembre.

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Sporting Club de Paris 2-5 Kîngersheim

Arbitres : Hachim Abdallah et Marouane Abbad El Andaloussi

Sporting Club de Paris : Darcio, Douang (GK), Belhaj, Chaulet, Eder, Kébé, Ndukuta, Rudi, Teixeira, Titon et Traoré.

Buteurs : Sporting Club Paris : Schade et Belhaj. Kingersheim : Matheus (x2), Moginho, Abarki et Giovinasso.

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